Il meurt lentement celui qui ne voyage pas

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
qui ne lit pas,
qui n’écoute pas de musique
qui ne sait trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
qui refuse toute aide.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude
qui refait chaque jour le même chemin,
qui ne change jamais de repère,
n’ose jamais changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
de celles qui redonnent lueur dans les yeux
et restaurent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
quand il est malheureux au travail ou en amour
qui ne prend aucun risque pour courir après un rêve
qui ne se permet, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie
de fuir les conseils sensés…

Vis aujourd’hui!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis aujourd’hui!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux!

 

Traduction de Muere lentamente, de Martha Madeiros, poème souvent attribué à tort à Pablo Neruda. Merci à ma collègue Inès de l’avoir rappelé à ma mémoire.

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